LES YUNGAS, L'AMAZONIE, L'APPEL DE LA MONTAGNE ET DU REPOS

Publié le par valoche-et-olive-autourdumonde

 

 

LE TOUR DE LA CUMBRE A COROICO (co)

 

 

Aujourd'hui, Olivier part pour le Parc National de Cotapata pour dévaler les 3600m de descente verticale, et 64 km de la route la plus périlleuse du monde à vélo, route étroite et frôlant des à-pics vertigineux.

 

Depuis 2007, une route de remplacement a été ouverte, car la précédente a connu beaucoup d’accidents mortels, de camions ou autres véhicules, dont des croix jalonnant le parcours rappellent.

 

Aujourd’hui, même s’il y a encore des accidents, la route est plus sécurisée car la circulation automobile est quasi nulle.

Sensations fortes garanties !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De mon côté, repos, je gagne en bus le petit village de Coroïco, accompagné par un ancien du village qui souhaite me faire visiter le coin. La visite est vite faite, la place centrale avec l’église et le marché.

 

Ne trouvant pas de logement sympa, il m’accompagne chez un ami à lui qui a une auberge à couper le souffle, tout ça pour 6€ la nuit pour deux.

 

 

 

 

Coroïco est une sorte de petit village de montagne, où la place principale est prise d’assaut par les habitants, la plupart des anciens y discutant.

 

 

 

 

Coroïco est perchée sur une crête et offre une vue dégagée sur les forêts et les sommets souvent enveloppés de nuages dans l’après-midi.

 

On entre donc dans la zone des Yungas, limite entre les Andes et le bassin amazonien. Les paysages sont surtout recouverts de forêts et de versants à couper le souffle.

 

Une balade d’une journée nous permettra de voir les magnifiques paysages des Yungas. On part pour El Vagante, ensemble de petites rivières naturelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous partons pour le Nord juste le jour de la fête du village, les habitants sont super enjoués. Les litrons de bière sont entassés sur la place, les bandas se mettent à l’œuvre et font le tour du village, les cholitas ont des nœuds et paillettes plein les cheveux.

 

Le temps de partager une barbe à papa avec un papi et nous prenons le bus pour le Nord.

 

 

RURRENABAQUE (ou plutot mozart)

Après 14heures de bus avec l’impression d’avoir fait du marteau piqueur pendant tout le trajet, tellement les routes étaient mauvaises, nous voici arrivés à Rurre, en Amazonie bolivienne occidentale, traversée par le rio Beni et des collines verdoyantes.

 

 

On arrive sur les coups de 7heures, et déjà, la chaleur est étouffante, humide.

 

 

On fait tout pour chercher l’ombre, et les hamacs nous ouvrent les bras. Le virus de la hamacouère nous retombe dessus comme au Laos.

 

 

 

 

Entre deux siestes, on se bougera quand même.

 

 

Le Mirador de la Cruz

 

 

 

 

 

 

 

Notre copine dans le bus du retour Rurre- La Paz. Un amour de petite fille qui n'a malheureusement pas la vie facile.

 

 

 

LA PAZ (en arrière)

 

 

Nous repassons par la Paz pour gagner Copacabana, avant de rejoindre le Pérou.

 

 

Avant cela, nous partons pour l’ascension du Huayna Potosi, montagne de 6088m, qui se déroulera sur deux jours, à 25km de la Paz.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous partons le premier jour de 4800m pour atteindre le refuge du Campo Alto à 5130m, accompagnés de notre guide Miguel, et chargés de l’équipement pour l’ascension du lendemain, soit, crampons, chaussures, piolets et harnais. Après 1h30 de marche, nous passons l’après-midi au refuge pour nous acclimater à l’altitude.

 

 

 

 

Dans l’après-midi, plusieurs personnes arrivent pour l’ascension tant attendue du lendemain.

 

Si le long du chemin nous amenant au refuge nous avons rencontrés des personnes nous souhaitant bonne chance, ou carrément épuisées,  nous ignorons totalement à quoi nous allons être confrontés le lendemain.

 

Réunis dans l’auberge, chacun y va de son anecdote ; l’ambiance au sein du refuge oscille alors entre angoisse et excitation.

 

Il y a ceux qui recommencent pour la seconde fois l’ascension avec une certaine pression, ceux qui avancent que mêmes les personnes ayant une super forme physique échouent du fait de la dureté de l’ascension, ou des maux de l’altitude. Ceux qui disent qu’apparemment on s’en rappellera longtemps… Tout ça, ajouté aux commentaires laissés sur les murs par des "rescapés" nous laissent perplexes, à quoi va-t-on avoir droit ?!  On aiñerait bien avoir du lhexomil sous la main pour les faire taire...

 

En parlant de l’altitude, alors que certains en ressentent les premiers malaises, nous sommes étonnamment surpris de ne ressentir aucun symptôme comme maux de tête, envie de vomir ou autre, même si l’on est un peu fatigués, car vite essoufflés. Enfin, ça c’était pour la soirée…

 

Dodo à 18heures, difficile de trouver le sommeil à une heure peu banale.

 

On ne fermera pas beaucoup l’œil, minuit étant l’heure de la délivrance, réveil pour tout le monde, par des guides frais comme des gardons ! Ce qui est loin d’être notre cas.

 

Tout le monde est un peu barbouillé y compris nous... C’est un des nombreux effets liés à l’altitude et pas un des plus sympas ; en effet, certains ont les jambes coupées et se demandent s’ils vont partir.

 

La seule chose dont on est sûrs, selon l’avis unanime des guides, c’est que si on arrive au bout, ce sont entre 5 et 6 heures de souffrance qui nous attendent, dans des endroits assez abrupts par moments, de petits passages d’escalade, pour un paysage spectaculaire à l’arrivée.

 

Le petit-déjeuner, on verra après, on se motive et prenons tous le départ de l’ascension, à 1h30, avec oh surprise, tempête de neige au départ, manquait plus que ça ! Bien emmitouflés, et parés de tout notre attirail, nous prenons le départ d’une marche qui s’avèrera longue, très longue…

 

Encordés à Miguel, notre guide, et munis de frontales, nous avançons à petits pas, lentement mais sûrement, chaque pas étant difficile ; souffle court, respiration difficile, et puis ça monte, ça devient raide, raide… heureusement, il fait noir, on ne verra qu’à la descente, les étroits passages dans lesquels nous serons passés…  

 

 

 

 

 

 

Sur le chemin, on aperçoit des lumières devant nous, bien devant qui nous donnent espoir, l’envie d’avancer, de les rejoindre vite, et puis certaines qu’on ne voit plus ou qui rebroussent chemin, là, c’est plutôt l’envie d’abandonner et d’aller se mettre au chaud qui nous prend.

 

Bientôt, les maux liés à l’altitude s’accentuent, et les pauses deviennent rares, car à peine arrêtés on gèle sur place.

 

Chacun est alors dans sa bulle et seul le bruit des crampons (et ceux plus etranges provenant de nos ventres), brise le silence ; notre guide aussi, qui nous encourage comme il peut, et qui court pratiquement…  quelques tirages de corde pour le recadrer et nous laisser le temps de respirer...

 

On décide de continuer tant qu’on a des forces, et au moins jusqu’au lever du soleil où que nous nous trouvions.

 

C’est à 5850m que nous déclarerons forfait, caput, ne sentant plus nos jambes. Vraiment dégoûtés d’être si près du but, et en même temps si loin, car pour atteindre le sommet, soit 238m, il fallait encore 1heure, 1h30 de marche…

 

 

Même si nous ne sommes pas tout en haut, on découvre un lever de soleil magnifique.

 

 

 

 

 

 

Le chemin du retour fût bien plus rapide, et, c’est avec joie que nous avons retrouvé notre lit à la Paz.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COPACABANA (dans les bois)

 

 

Petite escale à Copacabana, le temps de se reposer et de goûter aux fameuses truchas du lac Titicaca.

 

 

 

 

 

 

 

 

Balade sur l'île de la Lune et l'île du Soleil, avec les vestiges incas, avant gout du Perou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans BOLIVIE

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S
C'est super impressionnant, epoustouflant et super beau!... Par contre, je suis bien contente de ne savoir qu'apres-coup ce que vous avez fait :)) Bisous!
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V
<br /> <br /> maintenant c'est plage, plage et repos!! bizzz<br /> <br /> <br /> <br />
B
Bravo Bravo !!! pour l'ascension dommage pour les 238 m mais quand les jambes ne suivent plus il vaut mieux arrêter.<br /> a très bientôt gros bisous
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V
<br /> <br /> merci béné, on a été au bout de nos forces oui! à bientôt biz à la famille!!<br /> <br /> <br /> <br />
E
cc les loulous!<br /> Enorme la route en haut, franchement j'vais vu un reportage sur ça, ca fiche les jetons, vaut mieux le faire en vélo qu'avec un camion.<br /> Votre ascensiopn en montagne... enorme, Mr Lolo preno va etre dégouté quand il va voir ses photos, punaise 238m quand même vous auriez pu!!!<br /> allez bisous les loulous
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V
<br /> <br /> on s'est bien éclaté oui! et pourquoi pas retenter le sommet un de ces jours avec toi?! il nous a manqué tes encouragements... rien de tel qu'une ariégeoise pour nous motiver! bises<br /> <br /> <br /> <br />
L
coucou!!<br /> super joli!<br /> à bientôt sur Toulouse! Il me tarde de te revoir valé biz
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A
vous allez donc pouvoir attaquer le Mont Blanc sans problème<br /> A moins que de retour vous ne soyez pris d'assaut par tous ces petits neveux qui vous arrivent !!!!<br /> Vous n'aurez qu'un apprentissage de quelques jours pour être opérationnels<br /> <br /> bisous
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V
<br /> <br /> coucou! le Mont Blanc on verra plus tard..! ilnous tarde de voir tous ces petitous!! biz<br /> <br /> <br /> <br />